Le ton est donné. Féministes, handicapés, artistes, beaufs, Marsault tape sur tout le monde. Le dessinateur est sulfureux. Son total look noir, ses tatouages, son amour affiché de la police et de l'ordre, voilà du grain à moudre pour les médias. Desquels il est étrangement absent.
Pourquoi? Dans le fond, ses dessins ne sont ni plus ni moins choquants qu'à la grande époque du magazine Hara-Kiri, mais les temps ont changé.
Star des réseaux sociaux
Internet est passé par là et Marsault doit son succès aux réseaux sociaux: 220'000 abonnés Facebook partagent ses dessins et sa page a été plusieurs fois fermée suite à des plaintes.
On le soupçonne d'accointances avec l'extrême-droite la plus dure. La réputation de Ring, son éditeur, spécialisé dans la littérature la plus sombre, voire extrême, n'arrange rien à l'affaire.
Marsault s'en défend et il déclare qu'il n'est pas politique et ne le sera jamais. Il revendique par contre l'influence de Gotlib, son Dieu, de Reiser ou encore d'Albert Uderzo, le créateur d'Astérix.
Pierre Philippe Cadert/aq