L'artiste Jean-Michel Basquiat, disparu en 1988, est au coeur d'une rétrospective exceptionnelle à Londres.
Sa cote monte en flèche
Mort à 27 ans, l'artiste est un phénomène unique sur le marché de l'art contemporain. Sa cote de popularité explose depuis une décennie et l'un de ses tableaux s'est vendu 110 millions de dollars à Sotheby's au printemps dernier.
Artiste noir né à Brooklyn, pionnier de l'art underground new-yorkais, il fait un pied de nez posthume à l'Amérique de Donald Trump en devenant le peintre le plus cher que les États-Unis n'ont jamais connu.
"Boom For Real"
La rétrospective du Barbican de Londres est unique: elle réunit une centaine de travaux de l'artiste que le centre a mis trois ans à réunir. Son oeuvre étant partout: dans la musique, dans la rue, chez des collectionneurs privés, mais très peu dans les collections publiques, la tâche ne fut pas aisée. Même le MoMA ne possède qu'une douzaine de sérigraphies de l'auteur.
Et pour cause, Basquiat n'est pas institutionnel. Alors qu'hier les grands musées ne le voyaient pas, aujourd'hui, ils ne peuvent plus se l'offrir.
Aux côtés d'Andy Warhol
Pour certains, cette réussite est liée à la rencontre de l'artiste avec Andy Warhol, à une époque où la scène afro-américaine était assez rare sur le marché de l'art.
Basquiat, c'est aussi le symbole des nouveaux collectionneurs issus de la scène musicale hip-hop. La tendance des rappeurs collectionneurs s'est récemment développée dans les maisons d'enchères. Ces célébrités deviennent parfois des curateurs comme la rappeur Drake, qui a piloté l'exposition pour Sotheby's, où l'oeuvre de Basquiat fut achetée pour 110 millions de dollars.
fm/mg
L'exposition "A Boom For Real", au Barbican de Londres, du 21 septembre 2017 au 28 janvier 2018.