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Les 40 ans du punk s'exposent à la prestigieuse British Library de Londres

La ville de Londres fête les 40 ans du punk dans de nombreux endroits. Ici, le pub The Hope & Anchor où ont joué à l'époque The Jam, The Ramones ou encore Joy Division. [Jonathan Elderfield via AP]
La ville de Londres fête les 40 ans du punk dans de nombreux endroits. Ici, le pub The Hope & Anchor où ont joué à l'époque The Jam, The Ramones ou encore Joy Division. (image d'illustration) - [Jonathan Elderfield via AP]
Pour son 40e anniversaire, le punk s'exhibe cette année à la très sérieuse British Library ainsi qu'au centre culturel Barbican de Londres. Les reliques d'un temps où tout était permis y foisonnent.

La première cassette demo de "God Save The Queen" des Sex Pistols côtoie les pochettes "destroy" de Jamie Reid, le concepteur de plusieurs couvertures de disques punk.

>> Lire aussi : 4 juin 1976 - Le concert qui changea le monde

Des fanzines comme Sniffin' Glue (littéralement "sniffer de la colle") pullulent dans les vitrines ordrées et soignées de l'institution de Charing Cross qui affiche fièrement cette année sur son fronton: "Punk 1976-2016".

Ouverte jusqu'au 2 octobre, l'exposition de la British Library, bibliothèque nationale du Royaume-Uni, décrit l'ascension du punk anglais à travers des clichés outrageux.

"No Future"

Dans un coin, une télévision diffuse un documentaire où des protagonistes de l'époque dissertent sur leur attitude "anti-petit-bourgeois" d'alors.

Ils en ont presque les larmes aux yeux tant le monde contemporain leur paraît gris, banal et sans aspérité.

>> Revoir ausis ce sujet sur les 40 ans du punk :

Londres fête les 40 ans de la culture punk
Londres fête les 40 ans de la culture punk / 19h30 / 3 min. / le 25 avril 2016

ats/sbad

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Rencontres avec des légendes du punk

Jusqu'en septembre, la British Library a encore programmé des rencontres avec l'ancien manager des Clash Bernard Rhodes, le premier bassiste des Sex Pistols Glen Matlock, les groupes Damned et Buzzcocks qui sont toujours en activité.

L'inquiétant John Lydon (le Johnny Rotten des Sex Pistols) donnera le 24 juin sa propre version d'une histoire vécue de l'intérieur de cette anomalie musicale qui a changé l'Angleterre.

Galeries et librairies à la page

Des galeries parmi les plus prestigieuses se prêtent aussi à la génuflexion. Concerts, discussions, films, expositions, rien n'a été oublié pour rappeler la dose de subversion produite par les jeunes punks sarcastiques de 1976.

Dans le sillon des premiers punks américains (New York Dolls, Television, Ramones), ils éructaient "No Fun" et "No Future" avec 40 ans d'avance et déclaraient ouvertement n'avoir rien à perdre.

Les librairies de Londres se sont aussi mises au diapason avec des vitrines et des rayons voués à la cause. Jon Savage a ressorti pour l'occasion sa bible "England's Dreaming" où le "rock critic" (journaliste rock) décrit froidement la dureté du milieu des années 70: "L'Angleterre n'était pas libérée, l'environnement était répressif et horrible", dépeint-il.