La situation économique sur la plate-forme aéroportuaire est devenue très difficile pour ces entreprises, alors même que le trafic aérien ne reprend que timidement.
Or Gate Gourmet ou Newrest sont des entreprises qui dépendent de l'activité aérienne. Elles font de la restauration à bord pour les grandes compagnies aériennes.
Certaines de ces compagnies ont résilié leur contrat avec Newrest, d'autres, au Moyen-Orient ou en Egypte par exemple, chargent désormais leurs plateaux-repas dans leur pays d'origine pour diminuer les coûts.
Licenciements malgré les RHT
Malgré le recours aux RHT, l'entreprise a donc décidé de licencier. Par petits groupes d'abord, sans annonce à l'Office de l'emploi, ce que dénoncent les syndicats, car une telle annonce permet d'ouvrir une consultation auprès des employés pour tenter de diminuer l'impact des mesures. Puis, dans un deuxième temps, dans le cadre cette fois d'une véritable procédure concernant 19 personnes sur les 49 employés restants.
"Pour nous, les 16 licenciements survenus avant l'annonce à l'Office cantonal de l'emploi sont clairement abusifs", souligne Pablo Guscetti, secrétaire syndical d'Unia. Et le syndicaliste de s'interroger: "Pourquoi une entreprise qui a bénéficié des RHT, juste après avoir perçu de quoi payer leur salaire, préfère se séparer de ses collaborateurs?"
La procédure de consultation n'a pas débouché sur de véritables avancées pour les employés concernés. Contactée, la direction de Newrest n'a pas répondu aux sollicitations de la RTS.
Sylvie Belzer/ebz