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La reprise se poursuit en Suisse, mais le rythme ralentit, selon le Seco

La Suisse est un îlot de croissance en Europe
La Suisse est un îlot de croissance en Europe / Forum / 2 min. / le 5 septembre 2022
La reprise économique en Suisse s'est poursuivie au 2e trimestre, portée par le bond des dépenses de consommation, mais la création de valeur a légèrement fléchi dans l'industrie manufacturière. Le produit intérieur brut (PIB) a ainsi progressé de 0,3% au regard du trimestre précédent.

En variation annuelle, le PIB de la Suisse a crû de 2,8% pendant le trimestre sous revue, après avoir augmenté de 4,7% au cours des trois premiers mois de l'année, un chiffre revu à la hausse par rapport aux 4,4% annoncés fin mai.

Le retour à une situation normale du point de vue sanitaire début avril a sonné la fin de la plupart des mesures destinées à lutter contre le coronavirus, explique lundi le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco)

Embellie pour l'hôtellerie-restauration

Secteur très touché par ces dernières, les services ont particulièrement bénéficié de l'embellie, l'hôtellerie-restauration enregistrant la plus forte progression (+12,4%). Le tourisme international a continué son redressement jusqu'à la fin du 2e trimestre, tirant notamment profit du retour des clients européens et américains. Reste que le niveau de création de valeur dans l'hébergement et la restauration a malgré tout affiché un repli de 10% par rapport à l'avant-crise.

Dans le secteur des arts, spectacles et activités récréatives (+1,4%), la valeur ajoutée a également augmenté après la suppression des mesures sanitaires. Mais là aussi, la production présentait encore un repli de 17% par rapport à la situation avant l'éclatement de la pandémie.

Reflet du retour progressif de la mobilité de la population, le secteur des transports et communications a lui aussi connu une évolution positive (+4,4 %), pour s'établir à environ 3% au-dessus de son niveau d'avant-crise.

Services financiers et commerce à la peine

Seules deux branches des services ont subi une baisse de leur production entre avril et fin juin: les services financiers (-1,5%) et le commerce (-2,1%), ce dernier surtout en raison de l'évolution du commerce de détail des denrées alimentaires et du commerce de gros. La croissance quasi générale du secteur des services s'est accompagnée d'une hausse des exportations de services (+5,0%).

La levée des mesures liées au coronavirus a dopé la consommation privée (+1,4%), après une évolution timide au semestre d'hiver. Les ménages ont surtout davantage dépensé dans l'hôtellerie-restauration et d'autres services.

ats/lan

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