"Ces plateformes sont très puissantes technologiquement, mais aussi en termes monétaires. Elles ont su s'imposer en développant une infrastructure pratique pour les usagers et elles ont les moyens d'acheter de la publicité, notamment sur Google", explique Philip Balsiger, professeur de sociologie économique à l'Université de Neuchâtel, qui a mené une enquête sur les rapports entre l'hôtellerie suisse et les plateformes de réservation internationales en ligne.
C'est très compliqué de constituer une concurrence aux grands groupes comme Booking.com ou Expedia. Il faut avoir une visibilité internationale, ce qui est très difficile à obtenir.
Grâce à de puissants algorithmes, ces plateformes ont également la possibilité de proposer des recommandations très précises aux usagers, dans l'optique de les garder captifs. "Leur modèle d'affaires principal, c'est les commissions, entre 10 et 15% sur chaque réservation. Elles ont donc un intérêt à ce que les gens réservent via la plateforme", décrit Philip Balsiger.
Peut-on parler de monopole de la part de ces plateformes? Un hôtel suisse peut-il se permettre de ne pas y apparaître? Existe-t-il vraiment des alternatives?
Jessica Vial et l'équipe du Point J