Le rachat d'Opel par le groupe qui détient déjà Peugeot, Citroën et DS va donner naissance au deuxième constructeur de véhicules du Vieux continent, avec 17% de parts de marché, derrière l'allemand Volkswagen (24%).
Outre le rachat des marques Opel et Vauxhall, qu'il espère remettre dans le vert d'ici à 2020, PSA va reprendre conjointement avec la banque française BNP Paribas la filiale financière de GM Europe pour 900 millions d'euros, a-t-il précisé dans un communiqué.
Déficit chronique pour Opel
"La valeur de transaction pour PSA, y compris Opel/Vauxhall et 50% des activités européennes de GM Financial, sera de 1,8 milliard d'euros", a souligné le groupe automobile français, qui a engrangé un bénéfice net de 2,15 milliards d'euros en 2016.
La division européenne de GM est en revanche en déficit chronique, ayant encore perdu 257 millions de dollars l'année dernière. Sur 16 ans, la facture s'élève à 15 milliards de dollars pour le colosse de Detroit.
afp/cab
Synergies attendues
PSA s'est dit persuadé de pouvoir "réaliser d'importantes économies d'échelle et de dégager des synergies dans les domaines des achats, de la production et de la recherche et développement".
"Des synergies de 1,7 milliard d'euros par an sont attendues d'ici à 2026 - dont une part significative devrait se matérialiser d'ici 2020 - et devraient contribuer à accélérer le redressement" des activités reprises.
Près de 40'000 salariés repris
La transaction "inclut l'ensemble des activités automobiles d'Opel/Vauxhall, qui comprennent les marques Opel et Vauxhall, six usines de montage et cinq usines de production de pièces, un centre d'ingénierie (Rüsselsheim, Allemagne) et environ 40'000 salariés".