Les 1400 représentants des Etats parties aux Conventions de Bâle, Rotterdam et Stockholm ont discuté pendant 12 jours de cette "question la plus urgente" pour l'environnement de la planète et la santé de ses habitants.
La "Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination" est un traité international conçu afin de réduire la circulation des déchets dangereux entre les pays.
Accord contraignant
"Je suis fier que les parties à la Convention de Bâle aient conclu un accord sur un mécanisme légalement contraignant et global pour la gestion des plastiques", s'est félicité Rolph Payet, le secrétaire exécutif des trois conventions au Programme des Nations unies pour l'environnement.
Le réseau IPEN, qui regroupe des centaines d'ONG dans le monde, a salué cette décision qui va permettre aux pays de "refuser des plastiques polluants non recyclables".
afp/br
Déchets envoyés en Asie
"Pendant trop longtemps, les pays développés ont exporté leurs déchets plastiques et toxiques vers les pays d'Asie en affirmant qu'ils allaient y être recyclés. Mais au lieu de cela, la plupart de ces déchets contaminés ne pouvant pas être recyclés étaient jetés ou incinérés, ou bien encore se retrouvaient au fond de l'océan".
On évalue à 100 millions de tonnes le volume des déchets plastiques qui polluent les mers.
Pour ne plus être la première destination mondiale du recyclage, la Chine a banni début 2018 l'importation de plastiques et de plusieurs autres catégories de déchets qu'elle recyclait jusqu'alors. Les déchets ont alors commencé à être massivement redirigés vers plusieurs pays d'Asie du Sud-Est, notamment en Malaisie.