Quatre mois après la naissance du gouvernement Conte 2, formé en septembre par le centre gauche et les "5 Etoiles" (M5S, antisystème), Giuseppe Conte s'est dit "fier" du travail accompli, assurant qu'après "le sprint de ces premiers jours démarrait un marathon de trois ans" qui conduira à la fin de la législature en 2022.
Mais la coalition au pouvoir montre déjà des divergences qui la fragilise sur plusieurs dossiers comme celui des migrants, de la réforme de la zone euro ou de la justice et qui laissent présager par des observateurs un retour aux urnes dans les prochains mois.
"Nous avons 23 points ambitieux, dont certains ont déjà été abordés, janvier sera l'occasion de s'arrêter pour réfléchir, débattre avec les différentes forces politiques et pour relancer l'action gouvernementale", a poursuivi Giuseppe Conte lors de sa conférence de presse de fin d'année.
Lutte contre l'évasion fiscale
Parmi les mesures annoncées, il a énuméré "l'allègement de la bureaucratie", la numérisation de la fonction publique, la diminution des degrés de juridiction, la réforme de la fiscalité et la lutte contre l'évasion fiscale.
L'Italie est le premier pays européen pour l'évasion fiscale. Celle-ci s'élève à 190,9 milliards d'euros, soit le double des dépenses de santé du pays, selon un récent rapport de Tax Research LLP.
ats/afp/lan
Démission du ministre de l'Education
Le gouvernement a subi un coup dur cette semaine avec la démission de son ministre de l'Education, le "5 Etoiles" Lorenzo Fioramonti, qui a jeté l'éponge faute d'avoir obtenu les crédits qu'il réclamait dans le budget 2020 pour mener à bien sa mission.
Pour lui succéder, Giuseppe Conte a annoncé samedi la nomination de Lucia Azzolina, au poste de ministre de l'Ecole, ainsi que de Gaetano Manfredi comme ministre de l'Université et de la Recherche, un nouveau portefeuille.