Les investigations ont été menées par les policiers de l'office central de répression des violences aux personnes (OCRVP). Les enquêteurs recherchent des passages écrits de l'écrivain ne figurant pas dans ses ouvrages publiés, afin d'identifier des victimes potentielles.
Un appel à témoins pour retrouver d'autres victimes a aussi été lancé mardi afin d'éviter qu'il y ait "des victimes oubliées".
>> Lire : La justice française à la recherche de victimes de Gabriel Matzneff
Dans un entretien avec l'ex-site Biffures, en 2008, l'écrivain déclarait avoir "autocensuré" des "passages" de ses écrits qui risquaient d'être "jugés spécialement scandaleux" et les avoir mis "en sécurité dans un coffre de banque". Selon Mediapart, ce coffre-fort a été "localisé" par les enquêteurs.
Pédophilie et tourisme sexuel
L'attirance revendiquée de Gabriel Matzneff pour les "moins de 16 ans" et pour le tourisme sexuel avec de jeunes garçons en Asie, qu'il a racontée dans des livres, a pendant longtemps été tolérée dans le monde littéraire parisien.
Les enquêteurs s'étaient déjà rendus en janvier dans les locaux de Gallimard pour y chercher les ouvrages de Gabriel Matzneff.
>> Lire : L'éditeur Gallimard perquisitionné dans l'enquête sur Gabriel Matzneff
Selon une source proche du dossier, confirmant une information de Mediapart, les enquêteurs s'intéressent aussi à Christian Giudicelli, son éditeur au sein de Gallimard et compagnon de voyage aux Philippines.
ats/sjaq