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Mort de Denis Goldberg, proche de Mandela dans la lutte anti-apartheid

Denis Goldberg, l'une des figures de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud, célèbre compagnon de route et de captivité de Nelson Mandela, est mort à l'âge de 87 ans le 29 avril 2020 (photo datant d'octobre 2019). [Keystone/epa - Nic Bothma]
Mort de Denis Goldberg, figure de la lutte anti-apartheid / Le Journal horaire / 22 sec. / le 30 avril 2020
L'une des figures de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud, Denis Goldberg, célèbre compagnon de route et de captivité de Nelson Mandela, est mort à l'âge de 87 ans, ont annoncé jeudi sa famille et la fondation qui porte son nom.

"Denis Goldberg est décédé juste avant minuit le mercredi 29 avril 2020 (...) il a dédié sa vie au combat pour la liberté en Afrique du Sud", a écrit la fondation Denis Goldberg.

Né de parents communistes, le jeune ingénieur a rejoint au début des années 1960 la branche armée du Congrès national africain (ANC), à la pointe du combat contre le régime raciste blanc au pouvoir en Afrique du Sud.

Arrêté avec de célèbres dirigeants

Denis Goldberg a été arrêté en 1963 avec une poignée de dirigeants célèbres de la cause noire, dont Walter Sisulu, Govan Mbeki et Andrew Mlangeni. Il a été condamné un an plus tard à la prison à vie aux côtés de Nelson Mandela lors du célèbre procès dit de Rivonia.

Denis Goldberg en compagnie de Nelson Mandela. [Nelson Mandela Foundation - Debbie Yazbeck]
Denis Goldberg en compagnie de Nelson Mandela. [Nelson Mandela Foundation - Debbie Yazbeck]

Seul Blanc à comparaître, il a été séparé de ses compagnons, incarcérés sur l'île-prison de Robben Island, et a été détenu pendant vingt-deux ans dans un pénitencier de la capitale Pretoria.

"J'avais compris que le racisme en Afrique du Sud était équivalent au racisme dans l'Allemagne nazie", avait déclaré Denis Goldberg l'an dernier.

"Encore beaucoup de chemin à faire"

Honoré à Londres en 2016 avec son compagnon de lutte Ahmed Kathrada, il avait regretté que son pays reste déchiré par les tensions raciales, un quart de siècle après les premières élections libres de son histoire en 1994.

>> Lire : Le vétéran de la lutte anti-apartheid Ahmed Kathrada est décédé

"La ségrégation raciale a été imprimée dans l'esprit de chaque Sud-Africain", avait-il alors regretté, "il reste encore beaucoup de chemin à faire".

afp/sjaq

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Un engagement et des valeurs salués

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a salué son "engagement déterminé en faveur d'un leadership éthique", qualifiant son décès de "moment triste pour la nation".

"Ses valeurs humaines pragmatiques et sa compassion naturelle brillaient comme une chandelle", a pour sa part déclaré l'ex-archevêque du Cap et prix Nobel de la paix Desmond Tutu.