"La Convention de Vienne dit que les diplomates d'Etat doivent +respecter les lois et règles du pays hôte et ont le devoir de ne pas interférer dans les affaires internes de cet Etat", a également affirmé le porte-parole du Département d'Etat Morgan Ortagus, en marge d'une visite du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo à Copenhague, sans plus de précisions.
"Une escalade sans précédent"
Lors d'un point de presse quotidien, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, Wang Wenbin, a déclaré que Pékin avait été informé brutalement mardi de cette décision.
Les autorités américaines ont donné trois jours à la Chine pour fermer sa mission, a-t-il précisé.
"La fermeture unilatérale du consulat général de la Chine à Houston dans un court laps de temps est une escalade sans précédent des récentes actions (américaines) contre la Chine", a ajouté Wang Wenbin.
"Nous exhortons les Etats-Unis à revenir immédiatement sur cette décision erronée. S'ils devaient insister sur cette mauvaise voie, la Chine réagirait avec de fermes mesures de rétorsion."
Une tension qui ne cesse de grandir
Il a également assuré que le consulat fonctionnait normalement, sans vouloir commenter des informations de la presse texane selon lesquelles des documents auraient été brûlés mardi soir dans l'enceinte du bâtiment.
"Cela s'apparente à un feu dans un conteneur dans la cour du consulat. Cela ne ressemble pas à un feu non circonscrit mais nous n'avons pas été autorisés à entrer", a déclaré le chef des pompiers de Houston à la chaîne KTRK.
De l'épidémie de coronavirus à la situation à Hong Kong ou au traitement de la minorité ouïghoure au Xinjiang, en passant par les revendications de Pékin en mer de Chine ou encore les tensions commerciales récurrentes, les points de frictions entre Washington et Pékin ne cessent de s'accumuler depuis des mois.
agences/ther