Longue de 16 kilomètres, cette future autoroute à péage a été déclarée d'utilité publique en décembre 2019. "Ce projet permettra notamment de faciliter les échanges entre le Chablais et les autres pôles d'attraction de la région et notamment le bassin d'emploi du Genevois", a expliqué le ministère des Transports dans un communiqué.
Connecté à des voies rapides existantes, il "vise à offrir une accessibilité autoroutière répondant aux besoins de l'économie locale et de la population, en diminuant des temps de parcours tout en améliorant la sécurité routière", a-t-il ajouté.
Les impacts sociaux et environnementaux potentiels "demeureront au coeur des préoccupations de l'Etat dans la conduite du projet". Les candidats à la concession seront "incités à préciser, améliorer et compléter" les mesures déjà prévues, a précisé le ministère.
Recours de la Ville de Genève
Ce projet d'infrastructure est contesté par la Ville de Genève. La Municipalité a déposé au début 2020 un recours devant le Conseil d'Etat français estimant ce projet incongru en période d'urgence climatique, d'autant plus que le Léman Express vient d'être mis en service.
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La Confédération s'inquiète aussi de l'impact de ce tronçon autoroutier sur l'utilisation des transports publics. Interpellé par la conseillère nationale Delphine Klopfenstein Broggini (Verts/GE), le Conseil fédéral estime que cette construction irait à l'encontre des efforts de transfert du trafic motorisé individuel. Des compléments d'information ont été demandés à la France.
ats/vajo