Le groupe de grimpeurs était constitué de 34 apprentis d'un institut local d'alpinisme, le Nehru Institute of Mountaineering, de sept instructeurs et d'une infirmière. Il a été emporté alors qu'il était proche du sommet du mont Draupadi ka Danda-II, à une altitude de 4880 mètres.
Parmi les rescapés, Naib Subedar Anil Kumar a témoigné qu'avec certains de ses compagnons d'escalade, ils ont été entraînés dans une crevasse quand l'avalanche a heurté leur cordée. "Une fois que la neige a commencé à se tasser, j'ai défait les cordes pour secourir mes coéquipiers", a-t-il raconté dans le quotidien Indian Express. "Nous ne pouvions toutefois pas faire grand-chose".
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Des avalanches à répétition dans tout l'Himalaya
Au Népal, sur le toit du monde, la nature s’est aussi déchaînée. Début octobre, en 6 jours, des avalanches à répétition ont tué trois grimpeurs et blessé treize autres. Tous essayaient de monter jusqu’au sommet du mont Manaslu, l'un des sommets qui culmine à plus de 8000 mètres. Il a connu un record d’affluence cette année.
Ces cordées ont été surprises par des précipitations intenses, inhabituelles à cette saison. Pour les vétérans népalais de la montagne comme Raj Gyawali, propriétaire de l’agence de trek Social Tours, à Katmandou, cela est un signe du réchauffement climatique.
"Le principal problème est que le premier degré de réchauffement montre maintenant ses résultats. Les précipitations sont devenues folles en octobre. Je pense qu'il faut décaler les ascensions. Avant, la saison allait de septembre à novembre, maintenant il ne faudrait venir plus qu'à la fin octobre et finir plus tard, sinon ça ne marchera pas".
Les montagnes de l’Himalaya se réchauffent plus vite que le reste de la Terre. Selon une récente étude, la troisième plus grande réserve de glace au monde devrait fondre d'un tiers d’ici la fin du siècle, ce qui rendra ces sommets encore plus instables et périlleux.
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Sujet radio: Sébastien Farcis
Adaptation web: Miroslav Mares