Ce "pèlerinage de paix", après une étape en République démocratique du Congo (RDC), est la toute première visite d'un souverain pontife au Soudan du Sud depuis que la nation à prédominance chrétienne a obtenu son indépendance du Soudan à majorité musulmane en 2011 après des décennies de conflit. La guerre civile qui a fait rage entre 2013 et 2018 a engendré 380'000 morts et des millions de déplacés.
Le pape, assis dans un fauteuil roulant, a été accueilli à 13h45 (heure suisse) après l'atterrissage de son avion à l'aéroport de Juba par un certain nombre de dignitaires, dont le président du Soudan du Sud, Salva Kiir. Ce déplacement du pape François fait suite à une visite de quatre jours en RDC, en proie dans l'est à une offensive armée de groupes rebelles.
"Impunité généralisée"
A Juba, le pape sera accompagné des chefs des Eglises d'Angleterre et d'Ecosse, représentants des deux autres confessions chrétiennes de ce pays de 12 millions d'habitants. L'Eglise joue un rôle de substitution dans des zones sans aucun service gouvernemental et où les humanitaires sont souvent attaqués, voire tués.
L'ONG Human Rights Watch a exhorté vendredi les dirigeants religieux à faire pression sur les dirigeants du Soudan du Sud pour "régler la crise actuelle des droits humains dans le pays et l'impunité généralisée".
afp/asch