"Nous, Letze Generation, nous (...) mettons la ville à l'arrêt pour que le gouvernement se bouge", a déclaré Raphael Thelen, un activiste du mouvement, dans une vidéo diffusée sur Twitter. Les militants vêtus la plupart du temps d'un gilet de sécurité orange se sont collés au bitume. Environ 500 fonctionnaires des forces de l'ordre et un hélicoptère ont tenté de dégager les manifestants.
"Nous ne soutenons naturellement pas ce genre d'actions de protestation", a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Hebestreit, lors d'un point presse régulier à Berlin, estimant que la coalition des sociaux-démocrates, écologistes et libéraux actuellement au pouvoir avait fait plus que n'importe quel autre gouvernement précédent. Le ministre des Finances, le libéral Christian Lindner, a lui qualifié de "violence physique" les actions des militants.
Des centaines de procédures judiciaires
Le groupe "Letzte Generation" a attiré l'attention ces derniers mois par plusieurs actions de désobéissance civile, en bloquant de grands axes routiers ou en projetant différentes substances sur des tableaux dans des musées. Des centaines de procédures judiciaires sont en cours pour ces actions, considérées comme des troubles à l'ordre public.
Récemment, le tribunal de Heilbronn (sud-ouest) a condamné trois activistes à des peines de cinq, quatre et trois mois de prison ferme. Ce jugement est, selon le parquet et les militants, le plus dur rendu jusqu'ici en Allemagne contre des membres de "Letzte Generation".
Le gouvernement du chancelier social-démocrate Olaf Scholz affiche des objectifs climatiques ambitieux, mais les activistes doutent de sa capacité à respecter ses engagements, comme celui de produire 80% de l'électricité au moyen d'énergies renouvelables en 2030.
afp/emve