La Syrie a affirmé mardi être prête à renoncer aux armes chimiques au moment où Washington, Moscou et Paris tentaient de trouver un terrain d'entente qui éloignerait la perspective de frappes contre le régime de Bachar al-Assad.
"Nous voulons nous joindre à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques", a déclaré depuis Moscou le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Moualem, au lendemain de l'annonce d'une initiative diplomatique russe suggérant la mise sous contrôle international des armes chimiques syriennes qui a pris tout le monde par surprise.
Proposition à l'examen
Barack Obama a convenu mardi avec son homologue français François Hollande et le Premier ministre britannique David Cameron d'examiner la proposition russe.(Lire: La proposition russe sur les armes chimiques syriennes examinée à l'ONU).
Mais les négociations s'annoncent d'ores et déjà extrêmement difficiles. Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, initialement prévue à 16H00 (20H00 GMT), a été reportée sine die à la demande de la Russie.
Projet "inacceptable"
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a jugé "inacceptable" un projet de résolution français qui prévoit le contrôle et le démantèlement des armes chimiques syriennes, la mise en place d'un dispositif d'inspection et de contrôle, et autorise, en dernier recours, l'usage de la force pour contraindre Damas à respecter ses obligations.
La France a immédiatement fait savoir qu'elle était prête à "amender" son projet "dès lors que sont préservés ses grands principes et objectifs".
afp/pym
L'arsenal chimique syrien
La Syrie dispose d'environ 1000 tonnes de différents agents chimiques.
Une partie de ces stocks est entreposée en vrac sous "forme binaire" et les agents doivent être mélangés avant emploi, mais le régime dispose également de munitions déjà remplies de sarin notamment, a affirmé mardi le secrétaire d'Etat américain John Kerry.