"Si j'ai le sentiment que le peuple syrien veut que je sois président dans une prochaine étape, je me porterait candidat", a affirmé le président syrien Bachar al-Assad dans un entretien à la chaîne d'opposition Halk-TV, diffusé vendredi soir par l'agence officielle Sana.
Le président s'est aussi déchaîné contre le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qui soutient l'opposition syrienne, l'accusant d'être "borné", "fanatique" et menteur" et prévenant Ankara qu'elle paierait "très cher" son appui aux rebelles.
Démission requise
Sa démission est la principale pierre d'achoppement dans les tractations diplomatiques en vue d'une solution politique au conflit qui a fait plus de 115'000 morts et forcé plus d'un Syrien sur quatre à fuir son foyer, dont plus de deux millions sont réfugiés dans les pays voisins.
L'opposition soutenue par des pays arabes et occidentaux estime en effet que toute négociation de paix doit nécessairement aboutir au départ de du président, tandis que le régime et ses alliés, en particulier la Russie, refusent toute condition préalable.
agences/hend