Quelque 157'000 policiers et militaires assureront la sécurité lors du Mondial de football au Brésil, qui se déroulera du 12 juin au 13 juillet, a annoncé vendredi le gouvernement.
Cette annonce n'a pas empêché la poursuite des grèves et des manifestations à travers le pays.
Bouchon de 344 kilomètres
Dans la banlieue de São Paulo, les chauffeurs de bus ont croisé les bras pour le deuxième jour consécutif. Il réclame une hausse des salaires de 10%. Leur mouvement a entraîné une circulation chaotique et a touché plus d'un million d'usagers, dans cette mégapole de vingt millions d'habitants. Un bouchon record de 344 kilomètres s'est formé en fin de journée.
Quelque 3000 professeurs ont également manifesté pacifiquement devant la mairie dans la plus grande ville du pays pour réclamer, eux aussi, une hausse des salaires.
Les employés du métro de la mégapole se réuniront la semaine prochaine pour décider d'une éventuelle grève, qui pourrait affecter des millions d'usagers.
ats/kkub
57'000 militaires déployés
Pour assurer la sécurité de l'événement planétaire, le gouvernement brésilien a prévu de déployer 57'000 militaires, pour un coût de 709 millions de reals (environ 286 millions de francs). Vingt et un mille d'entre eux seront placés en alerte pour des opérations urgentes.
Les forces de sécurité seront déployées dans les douze villes qui accueilleront la compétition mais également aux frontières, ainsi que sur les fleuves, le long des côtes et dans l'espace aérien.