"On s'est trompé", affirme Alain Juppé au cours de l'entretien qu'il a accordé mercredi à la RTS. Et de rappeler que ce pays ne répondait pas aux critères de la monnaie européenne.
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L'ex-ministre de Jacques Chirac voit aussi dans la crise actuelle un signe que "l'Europe ne peut plus s'étendre". "Tout élargissement dans la situation actuelle irait dans la mauvaise direction", juge-t-il.
"L'envie d'être président, je l'ai"
Evoquant par ailleurs son propre destin politique et les sondages qui le placent en position de favori dans les rangs de l'UMP pour la présidentielle de 2017, Alain Juppé dit "l'envie je l’ai".
Faisant allusion à son rival à la primaire de 2016, Nicolas Sarkozy, qui avait débuté sa carrière à Neuilly, il estime avoir livré des combats politiques plus difficiles.
La nostalgie Chirac
Alain Juppé s’exprime aussi sur la nostalgie de Jacques Chirac qui s’exprime dans l’opinion. Il l’explique par une "attention aux autres" qu'il estime partager. "Cela me blesse quand on me dit que je ne l’ai pas". Il se souvient aussi de la "gouaille d’officier de cavalerie" du président de la République qui faisait partie de son charme personnel.
Darius Rochebin