Dimanche déjà, le président iranien Hassan Rohani a placé au premier rang des priorités en Syrie la lutte contre les activistes radicaux du groupe Etat islamique (EI). Il a exclu dans cette perspective tout "affaiblissement" du régime de Bachar al-Assad, allié de Téhéran et de Moscou.
"Cela ne veut pas dire que le gouvernement syrien n'a pas besoin de se réformer (...). Bien sûr, il en a besoin", a dit le président iranien. Mais, a-t-il estimé, le retrait de Bachar al-Assad transformerait la Syrie en havre pour les "terroristes". Il a jugé que les Occidentaux menaient un "effort futile" en insistant pour un changement de régime tout en combattant les djihadistes par une campagne aérienne "simultanément".
Le président iranien Hassan Rohani doit intervenir à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU lundi, à l'instar de ses homologues américain Barack Obama, russe Vladimir Poutine, chinois Xi Jinping et français François Hollande. La présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga doit également s'exprimer.
La Russie reprend la main
Autre alliée du régime syrien, la Russie a déclaré de son côté par la voix de son président Vladimir Poutine qu'il cherchait à mettre en place avec les pays de la région un "cadre de coordination" afin de combattre les djihadistes du groupe EI en Irak et en Syrie.
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Vladimir Poutine, qui s'est imposé au coeur des débats, et Barack Obama, en quête d'une stratégie, se retrouvent aussi pour un tête-à-tête très attendu pour aborder l'épineux dossier syrien.
Les présidents russe et américain, qui s'exprimeront à quelques minutes d'intervalle à la tribune de l'ONU, ont rendez-vous en fin d'après-midi pour leur première rencontre officielle depuis plus de deux ans.
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agences/gax
Réunion des "principaux acteurs" en octobre
Les "principaux acteurs" dans le conflit syrien se réuniront en octobre, a annoncé lundi le ministère russe des Affaires étrangères sans préciser le lieu de cette réunion. Les Etats-Unis, la Russie, l'Arabie saoudite, l'Iran, la Turquie et l'Egypte devraient y participer.