Les assauts lancés dans la nuit contre l'hôtel Splendid de Ouagadougou, puis dans des établissements voisins, sont terminés, a affirmé samedi une source des services de sécurité.
Dans un nouveau bilan, le ministre de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré, parlait samedi soir de 29 tués et une trentaine de blessés. Par ailleurs "176 personnes ont pu être secourues", a-t-il dit. Parmi les rescapés figure le ministre du Travail Clément Sawadogo.
Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a indiqué que deux ressortissants suisses figuraient parmi les victimes de cette attaque.
>> Lire aussi : L'ex-patron de La Poste Jean-Noël Rey tué dans l'attaque de Ouagadougou
Par ailleurs, six Canadiens, deux Français et un Américain figurent parmi les morts.
Les corps de trois djihadistes, tués lors de l'assaut, ont été identifiés. Ce sont tous des hommes, a précisé dans la soirée Simon Compaoré. Le groupe djihadiste al-Qaïda au Maghreb islamique a revendiqué l'attaque.
Les images de l'assaut le matin
"Odieuse attaque"
Le président français François Hollande, qui a dénoncé "l'odieuse et lâche attaque", a fait part de son soutien aux forces bourkinabès. Deux Français ont été tués dans l'attaque.
Les pompiers ont réussi à maîtriser un incendie qui s'était déclaré dans le hall de l'hôtel, dans lequel se trouvaient un nombre inconnu de clients et membres du personnel. L'établissement compte 147 chambres et est fréquemment utilisé par des Occidentaux et par du personnel des agences onusiennes.
Un deuil national de 72 heures sera observé à partir de dimanche.
agences/hend/vkiss/fme/vtom
Autre attaque en novembre dernier
Le Burkina Faso a connu des moments troublés depuis le renversement, en octobre 2014, du président Blaise Compaoré à l'occasion d'un soulèvement populaire, mais, à la différence du Mali voisin, le pays a été largement épargné par les violences islamistes.
Le 20 novembre dernier, des islamistes ont attaqué un hôtel de luxe à Bamako, la capitale malienne, tuant vingt personnes. Trois groupes islamistes, dont al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ont revendiqué l'attaque.