"Je pense que les citoyens devraient être libres de critiquer leur gouvernement et les électeurs devraient pouvoir choisir leur gouvernement lors d'élections libres et démocratiques", a déclaré Barack Obama depuis le grand théâtre Alicia Alonso, en présence du président cubain Raul Castro.
Le président des Etats-Unis a souhaité tendre une "main de l'amitié" à Cuba. Il a expliqué que sa venue à La Havane visait à "enterrer les derniers vestiges" de la guerre froide.
"Si se puede"
"J'ai clairement dit que les Etats-Unis n'avaient ni la capacité ni l'intention d'imposer des changements à Cuba", a-t-il ajouté, tout en estimant que "les changements à venir dépendront du peuple cubain".
"Si se puede!" a lancé en conclusion Barack Obama, en référence à son fameux slogan "Yes we can!".
Raul Castro, qui écoutait la traduction en espagnol du discours, n'a pas manifesté la moindre émotion pendant le discours mais a applaudi lorsque Barack Obama a appelé le Congrès américain à lever l'embargo.
agences/lan
Rencontre avec des dissidents
A l'issue de cette allocution, Barack Obama devait s'entretenir avec un groupe de dissidents et d'opposants cubains à l'ambassade des Etats-Unis.
Avant de s'envoler pour l'Argentine, le président américain devait assister dans un stade de 55'000 places rafraîchi pour l'occasion, à un match de baseball très attendu entre les Tampa Bay Rays de Floride et l'équipe nationale de Cuba.
La visite de Barack Obama vise à rendre "irréversible" le dégel entre les Etats-Unis et Cuba avant le départ du président en exercice en janvier prochain, a souligné la Maison Blanche.
Les relations diplomatiques ont été rétablies en juillet dernier entre les deux pays, qui continuent néanmoins d'entretenir de profonds désaccords.