Le chef de la junte militaire thaïlandaise, le général Prayut Chan-O-Cha, au pouvoir depuis un coup d'Etat en 2014, a dénoncé une volonté de "semer le chaos", dans une première réaction publique.
La police thaïlandaise a parlé d'un "sabotage local", visant à destabiliser le pays, plutôt que de "terrorisme" international. Les attaques n'ont pas été revendiquées.
Un premier double attentat a été commis jeudi soir dans la station balnéaire très prisée de Hua Hin, au sud de Bangkok. L'attaque a fait un mort, une marchante ambulante thaïlandaise, et 19 blessés, dont sept touristes étrangers.
Parmi ces derniers, deux Néerlandaises ont été légèrement touchées. Deux Allemands et un Italien, plus sérieusement atteints, ont dû être opérés: les deux Allemands pour des blessures aux jambes, l'Italien au dos.
Pas de Suisses
Le Département fédéral des affaires étrangères a indiqué vendredi qu'il n'y avait pas de victimes suisses parmi les étrangers blessés.
"Les forces de sécurité thaïlandaises ont signalé à plusieurs reprises un risque d’attentats et d'actes de sabotage. Le risque existe dans tout le pays", rappelle le DFAE sur sa page internet de conseils aux voyageurs.
Un blessé léger à Phuket
Un autre attentat commis sur un marché de Trang, ville du sud du pays, avait coûté la vie à un Thaïlandais.
Les deux dernières victimes ont été tuées vendredi matin: l'une dans une nouvelle double explosion à Hua Hin, l'autre dans la ville de Surat Thani, à l'extrême sud du pays. Une double explosion s'est également produite vendredi matin sur l'île de Phuket, faisant un blessé léger.
agences/hend/NN/sbad
Bombes actionnées par téléphones portables?
En l'absence de revendication, comme c'est souvent le cas en dans le royaume, le chef de la police de Hua Hin a déclaré que toutes les pistes seraient explorées. Les conflits commerciaux et politiques se règlent souvent en Thaïlande par des jets de grenades et autres engins explosifs.
De petites bombes improvisées ont également souvent été utilisées au cours des périodes de troubles politiques qu'a vécues la Thaïlande au cours de 10 dernières années. Cependant, depuis que les militaires se sont emparés du pouvoir lors d'un coup d'Etat en mai 2014, de telles attaques se sont faites rares.
Les autorités pensent que les deux premières bombes à Hua Hin ont été actionnées au moyen de téléphones portables. Des points de contrôle ont été établis dans la ville et la sécurité a été renforcée.