Le vote de quatorze des quinze membres du Conseil de sécurité, dont les plus proches alliés européens de Washington, Londres et Paris, représente un camouflet pour la diplomatie américaine.
"C'est une insulte et un camouflet que nous n'oublierons pas", a lancé l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley. Celle-ci n'a pas précisé si les Etats-Unis pourraient prendre des mesures de rétorsion contre les pays ayant voté le texte ou accentuer leur volonté de moins participer au financement de l'ONU dont ils sont les premiers contributeurs.
Colère du monde musulman
Présenté par l'Egypte, qui a dénoncé les "graves répercussions" de la décision américaine, le texte réclamait que la décision annoncée il y a une dizaine de jours par le président républicain Donald Trump soit révoquée.
La reconnaissance avait déclenché la colère des Palestiniens, des manifestations dans le monde musulman et une réprobation quasi unanime de la communauté internationale.
ats/kg
Des réactions contrastées
La présidence palestinienne a jugé lundi "inacceptable" le veto mis par les Etats-Unis. "Le recours condamnable et inacceptable des Etats-Unis au veto menace la stabilité de la communauté internationale par l'absence de respect qu'il révèle", a indiqué une porte-parole du président Mahmoud Abbas.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a pour sa part exprimé sa reconnaissance envers les Etats-Unis. "Vous avez allumé la flamme de la vérité. Vous avez dissipé l'obscurité (...). La vérité a triomphé du mensonge. Merci, président Trump. Merci, Nikki Haley", a-t-il affirmé.