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L'élue tessinoise et son complice qui aidaient les migrants ont été relâchés

La socialiste tessinoise Lisa Bosia Mirra est la fondatrice de l'organisation d'aide aux réfugiés "Firdaus". [Davide Agosta]
La socialiste tessinoise est la fondatrice de l'organisation d'aide aux réfugiés "Firdaus". - [Davide Agosta]
Arrêtés pour avoir voulu faciliter l'entrée en Suisse à quatre migrants mineurs, la parlementaire tessinoise socialiste Lisa Bosia Mirra et son complice, un Suisse de 53 ans, ont été relâchés jeudi et vendredi.

La fondatrice de l'ONG d'aide aux réfugiés "Firdaus" Lisa Bosia Mirra a accueilli quatre mineurs d'origine africaine à la frontière. Ils ont ensuite été conduits sur le sol suisse par un Bernois de 53 ans au volant d'une camionnette.

Les deux complices ont été interpellés jeudi à Stabio (TI). Alors que la députée de 43 ans a été relâchée le même jour en soirée, l'homme est resté en détention jusqu'à vendredi. Ce dernier a désormais aussi été remis en liberté, mais il reste sous enquête, précise la police.

Passage illégal de la frontière

On leur reproche à tous deux d'avoir favorisé le passage illégal de la frontière. Tout reste ouvert quant aux peines qu'ils pourraient encourir. Les interrogatoires sont encore en phase de démarrage, selon un porte-parole du Ministère public tessinois.

Dans le cadre de l'enquête, une unité spéciale de lutte contre les passeurs a été activée.

>> Lire : Une élue PS tessinoise accusée d'avoir aidé des migrants à entrer en Suisse

ats/grin

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De l'amende à la prison

La loi sur les étrangers prévoit une amende, des jours-amende voire une peine de prison pouvant aller jusqu'à un an pour toute personne ayant facilité ou préparé l'entrée illégale en Suisse d'un tiers.

Cette peine peut monter jusqu'à cinq ans de réclusion lorsque la personne coupable s'est enrichie avec cette action, ou lorsqu'elle a agi en faveur d'une association ou d'un groupe.