Dans son arrêt rendu vendredi, le Tribunal cantonal fribourgeois se base sur un jugement précédent confirmé par le Tribunal fédéral. Celui-ci faisait remarquer qu'une "alliance entre partis qui font figurer sur leur propre liste électorale les noms des candidats issus de leurs rangs ainsi que ceux de leurs alliés n’est pas interdite par la loi".
Du coup, "la constitution d’une alliance entre Le Centre, le PLR et l’UDC, faisant figurer leurs cinq candidats sur chacune des trois listes, ne saurait, sur le principe, être remise en cause, tout comme d’ailleurs celle réalisée par les partis de gauche déjà lors du premier tour et renouvelée pour le second tour".
Pas identique à des apparentements
Il ne s’agit pas là d’apparentements, interdits lors d’élections communales ou cantonales. En effet, "les suffrages des électeurs sont attribués uniquement aux candidats et non pas aux listes sur lesquelles ils apparaissent".
Un particulier, habitant de Fribourg, a fait recours contre "l’acceptation par la Chancellerie d'Etat de listes pour le deuxième tour de l’élection du Conseil d’Etat qui comporteraient davantage de noms de candidats que les mêmes listes au premier tour", note la première Cour administrative.
Alliance née après le premier tour
La droite fribourgeoise était partie en ordre dispersé lors du premier tour du 7 novembre. Ce n’est qu’ensuite que les trois partis concernés ont ravivé leur alliance pour sauver la majorité bourgeoise au gouvernement ainsi que, pour Le Centre, le siège de son conseiller d'Etat Jean-Pierre Siggen.
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ats/oang