L’affaire de la brochure, dont l'introduction litigieuse, décidée par le maire Rémy Pagani, laissait trop de place aux référendaires, a presque fait oublier l'enjeu: près de 2 millions et demi de francs d’économies, via notamment des coupes dans l'encouragement à la culture, la solidarité internationale ou les allocations de rentrée scolaire.
Les socialistes, Ensemble à gauche et les Verts n’en veulent pas et l’ont répété mercredi matin. Ils admettent que "la situation n'est pas la même qu'en septembre". Dans les faits, ces 2 millions et demi de francs n’ont pas été dépensés en 2017, mais le comité référendaire en fait surtout une question de principe.
Un vote signal pour 2018
Sylvain Thévoz, co-président du PS de la Ville de Genève, souligne l'importance du signal qui sera donné lors de ce vote: "Un non massif le 4 mars donnera un signal que la droite devra entendre pour les discussions sur le budget 2018."
Le PLR n’est pas du même avis. "Ce vote n’a aucune utilité", selon Simon Brandt, président du PLR de la Ville. Contacté par la RTS, il estime que "ces économies ont été réalisées en 2017 et ont été indolores pour les prestations publiques".
Guillaume Rey/ebz