Cette solution - sans doute une première en Suisse - est qualifiée de "pragmatique" par les autorités communales de Boncourt, qui compte un peu plus de 1200 habitants. Face à une recrudescence du nombre d’infractions et de cambriolages depuis 2016, elles avaient déjà pris plusieurs mesures sans pour autant réussir à enrayer le phénomène.
"Le précédent conseil avait déjà mis en place certaines mesures, dont des Securitas qui patrouillaient aléatoirement la nuit. On a conclu aussi un contrat avec la police municipale de Porrentruy, qui fait également des patrouilles. Les gardes-frontière, la Police cantonale, font aussi des patrouilles", rappelle le maire de Boncourt dans le 12h30. "Mais on voit que ces mesures ne sont toujours pas suffisantes", souligne Lionel Maître.
Une mesure "soutenable" financièrement
Boncourt dépense déjà près de 25'000 francs par année pour les patrouilles effectuées dans le village. Ce subventionnement va donc peser encore plus sur les finances, mais il est "soutenable pour la commune", assure l'élu PDC.
D'autant que les autorités ont négocié un prix de gros avec un fournisseur de systèmes d’alarme, afin de ramener le coût unitaire de 3000 à 2000 francs. Elles subventionneront l’achat de chaque équipement à raison de 500 francs. Il restera donc - à charge des citoyens intéressés - un montant de 1500 francs.
Une cinquantaine d'installations
"Dans un premier temps, ce sera selon la règle du premier arrivé, premier servi", explique Lionel Maître. "On va débloquer cette année entre 20'000 et 30'000 francs pour équiper les premières personnes qui seront intéressées."
Cela permettra d'équiper une cinquantaine de logements dans un premier temps. Le maire de Boncourt considère que l'impact financier de cette mesure reste léger par rapport à la sécurité qu'elle peut apporter. Selon lui, c’est le rôle des autorités d’apporter des solutions à ce type de problème afin que les gens se sentent en sécurité.
Gaël Klein/oang