Syndicalistes partiellement acquittés après la grève à la Providence (NE)
Quatre personnes qui avaient soutenu les grévistes sur le terrain comparaissaient devant le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers.
En prononçant le verdict mardi, la juge Nathalie Kocherhans a souligné le caractère particulier de ce conflit. En plus de l'atteinte au partenariat social qu'a constitué la dénonciation de la convention collective de travail par l'employeur, ce cas touche le domaine sensible de la santé.
"Gangsters"
Concernant les accusations de diffamation, les prévenus sont acquittés pour la plupart des propos reprochés, hormis les termes "crapuleux" et "pratiques de gangsters", pour lesquels l'infraction est retenue, mais que la juge renonce à sanctionner. Le contexte tendu a favorisé des propos outranciers, avec une surenchère de part et d'autre, a-t-elle souligné
La Fondation de la Providence et le groupe de cliniques privées GSMN, auteurs des plaintes pénales, examineront les détails du jugement avant de décider d'un éventuel recours.
ats/vkiss
Pas de violation de domicile
Le grief de violation de domicile n'est pas non plus retenu. Le droit de propriété est ici confronté au droit d'accès dans l'exercice de la lutte syndicale, un droit d'accès reconnu dans certains cas par la jurisprudence fédérale.
Les tentes du piquet de grève étaient installées sur des places de parc qui avaient été désignées par la direction. Celle-ci avait par la suite levé son autorisation et exigé que les occupants quittent les lieux.
Dans ce cas précis, les prévenus pouvaient croire de bonne foi que leur action était licite, a dit la juge.