"Une monnaie locale recoupe une multitude de réalités", a expliqué le conseiller d'État Jean-Nathanaël Karakash. Il peut s'agir d'une monnaie convertible en francs sous forme de bon d'échange, d'une monnaie avec un taux de change et sa propre politique monétaire, ou d'une cryptomonnaie.
"Ces différences n'ont pas les mêmes implications en termes de responsabilité pour l'État", a ajouté le chef du Département de l'économie. "Il est dès lors intéressant de lister les avantages et les inconvénients."
La BCN en partenaire
Le postulat demande au Conseil d'État d'étudier toutes les possibilités d'utilisation de la nouvelle monnaie par et pour l'État, les collectivités publiques et les entités paraétatiques.
Le texte demande aussi que le Conseil d'État étudie la création de la nouvelle monnaie avec le partenaire privilégié qu'est la Banque cantonale neuchâteloise (BCN). La BCN pourrait par exemple accorder à la nouvelle monnaie une garantie de défaillance.
ats/tmun
Une haute valeur symbolique
"La mise en circulation d'une monnaie locale complémentaire neuchâteloise revêt une haute valeur symbolique dans une période où la cohésion cantonale est menacée", avait expliqué le Vert Laurent Kaufmann dans son texte. Elle permet aussi de stimuler la production et la consommation locale de biens et de services de proximité, tout en favorisant des circuits courts favorables à l'environnement.
Cela contribue également à diminuer la perte de ressources pour le canton, ajoute le député écologiste dans son texte.
Il existe près de 6000 exemples de monnaies locales complémentaires de par le monde. En Suisse, il y a notamment la monnaie WIR depuis 1934, le Farinet en Valais et le Léman dans la région lémanique.