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Le PDC du Valais romand réagit aux accusations visant Yannick Buttet

Yannick Buttet, président de la commune de Collombey-Muraz, en août 2018. [Keystone - Maxime Schmid]
Réactions politiques après de nouvelles accusations d’agissements graves de la part de Yannick Buttet lors d’une soirée / Le 12h30 / 2 min. / le 3 août 2020
Le PDC du Valais romand "condamne fermement toute forme de harcèlement, tout comportement déplacé ou répréhensible pénalement". La formation réagit aux informations de ce week-end accusant Yannick Buttet, président de Collombey-Muraz, "d'agissements graves".

Une élue PLR de Monthey dénonce samedi dans un témoignage au Nouvelliste des gestes déplacés et des propos sexistes tenus sous l’effet de l’alcool. "Yannick Buttet a tenu des propos déplacés à mon encontre. À plusieurs reprises et malgré mes remontrances, il a passé ses mains sur mon dos, mon cou et mes cuisses", explique la présidente du Conseil général de la ville, Laude-Camille Chanton au journal valaisan.

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De son côté Yannick Buttet dénonce auprès du média "une instrumentalisation politique" à quelques semaines des communales.

Auprès de l'agence de presse Keystone ATS, Laude-Camille Chanton insiste: "Je parle en tant que femme et non comme élue. Ce que je dénonce va au-delà d'une étiquette partisane ou politique". Elle ajoute ne pas avoir encore décidé si elle portera plainte ou non.

Réactions des partis

La présidence du parti est en contact étroit avec la section locale du PDC de Collombey-Muraz et le comité du district de Monthey, indique le PDC du Valais romand (PDCVr). Elle compte sur Yannick Buttet pour collaborer pleinement avec ces instances, afin de leur permettre de faire toute la lumière sur les faits et, le cas échéant, de tirer les conclusions qui s’imposent.

Dans une prise de position, le PLR de Collombey-Muraz (PLRCM), "condamne avec force ce comportement déplacé et indigne d'un président de commune. Notre commune souffre, encore une fois, des actes insensés de son président". Le comité du PLRCM demande à Yannick Buttet et à son parti de prendre la juste mesure des actes qui ont été commis et juge ses accusations "complotistes" de "gratuites et choquantes".

De leur côté, les sections jeunes des socialistes et des verts du Valais romand demandent "la démission immédiate de l'actuel président de Collombey-Muraz". Dans une plus large mesure, elles appellent à un effort concerté de tous les partis pour une meilleure légifération contre le harcèlement de rue.

Condamnation en 2018

L’ancien conseiller national PDC avait été condamné en 2018 à 30 jours-amende avec un sursis de deux ans par ordonnance pénale pour contrainte et appropriation illégitime après une plainte pénale de son ancienne maîtresse. Révélée en automne 2017, cette première affaire, complétée par des témoignages de femmes et d’élues fédérales, avait coûté à Yannick Buttet plusieurs mandats politiques.

Il avait successivement démissionné du Conseil national, de la vice-présidence du PDC suisse, de la vice-présidence de la Société suisse des officiers. Yannick Buttet a repris sa fonction de président de la commune de Collombey-Muraz le 1er février 2018, après un arrêt-maladie de deux mois.

ats/gma

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