"On trouvait que c’était important de mettre un ancrage historique en rebaptisant une rue", explique Anne-Laure Couchepin Vouilloz, Présidente de Martigny, dans le 12h45 mercredi. "Cette rue relie son lieu de naissance à la fondation Pierre Gianadda qu'il a créée", précise-t-elle en ajoutant qu'elle est entourée "de bâtiment qu’il avait dessiné lui-même avec son bureau d’ingénieur". "C’est donc tout un symbole."
Exposition en son honneur
Léonard Gianadda était un bâtisseur mais aussi, mécène, photographe et directeur. Quatre facettes d’un même personnage, mis en lumière dans la dernière exposition de sa fondation. Il a tout fait pour qu'elle perdure, explique Sophia Cantinotti, commissaire d’expositions de la fondation Gianadda. "Il a prévu qu'elle puisse tourner financièrement en lui donnant toute une série de biens immobiliers. Et il avait réfléchi aux expositions. Plusieurs sont déjà prévues. Actuellement, il n’y a pas de souci à se faire. La fondation tourne et fonctionne dans l’héritage que nous a prévu Léonard Gianadda."
Un an après sa mort, l’émotion est encore vive dans sa ville natale. En particulier pour celui qui lui a succédé, son fils.
"Je suis sûr qu’il aurait eu du plaisir. Même s’il ne voulait pas d’hommage, comme il me l'avait dit", indique François Gianadda, fils du mécène défunt et désormais président de la fondation Gianadda.
Léonard Gianadda repose aux côtés de sa femme dans les jardins de la fondation, juste derrière une sculpture en forme de "Love". Symbole de leur lien.
Romain Boisset / juma