Sur la crête de Moosfluh (VS), les mouvements de la pente sont actuellement inférieurs à un demi-centimètre par jour. C'est deux fois plus lent qu'en mai 2017 et quarante fois plus lent qu'en octobre 2016.
"Je pense qu'on est parti pour une bonne stabilisation pour plusieurs années, même si l'on ne peut exclure une réactivation l'an prochain par exemple", a déclaré mercredi le géologue cantonal valaisan Raphaël Mayoraz.
Zone interdite
Si la partie supérieure du glissement se stabilise, il en va différemment de la base du secteur, entre le plateau de Kalkofen et le glacier. Là, les experts mesurent des vitesses supérieures à 20 centimètres par jour, qui restent toutefois inférieures aux 70 centimètres par jour mesurés en octobre 2016.
Sur l'ensemble de la zone, "le facteur risque reste élevé". L'utilisation des sentiers pédestres y est toujours "strictement interdite" et il est impératif de ne pas franchir les barrières, souligne l'Etat du Valais.
ats/vtom
Effondrement par petits morceaux
Les scientifiques pensent que toute la paroi va s'effondrer, mais par petits morceaux. La fonte du glacier d'Aletsch - le plus grand des Alpes - en est la cause: la glace agit comme un arc-boutant contre la paroi rocheuse, sa disparition affaiblit progressivement le support, entraînant peu à peu la roche vers le bas.