Lorsqu'une employée tombe enceinte, une question se pose rapidement: qui se chargera de faire son travail durant son congé maternité, ses collègues ou un extra? Pour la députée socialiste Muriel Thalmann, le fait de ne pas remplacer cette employée peut être une source de stress.
"Un mauvais signal"
"C'est un mauvais signal, qui donne l'impression que tout fonctionne malgré l'absence, ce qui n'est pas le cas. Les collègues vont devoir reprendre le travail et la personne qui part se fait du souci", estime Muriel Thalmann mercredi à la RTS.
Pour elle, l'administration cantonale devrait servir d'exemple et introduire un remplacement systématique. Les entreprises pourraient s'en inspirer selon elle, puisque la majeure partie du salaire des employées concernées est généralement prise en charge par l'assurance perte de gain.
"Une vision théorique"
Mais pour Claudine Amstein, directrice de la Chambre Vaudoise du Commerce et de l'Industrie (CVCI), cette proposition ne prend pas en compte la réalité du terrain.
"Ce postulat est une vision théorique du monde du travail, comme si chaque employé pouvait être remplacé à la minute par un autre avec les mêmes compétences. Le congé maternité ne commence ni se termine à une date fixe. Mais bien sûr que, dans la mesure du possible les entreprise le font", déclare dans la Matinale Claudine Amstein.
Une commission du Grand Conseil va se pencher sur ce postulat et examiner si une telle mesure est applicable pour l'administration cantonale.
Tania Barril