"Etre en Suisse, c'est presque reposant malgré les 8 gardes du corps qui m'accompagnent, ça me donne un sentiment de liberté", a déclaré à la RTS Roberto Saviano à la descente de sa voiture.
L'homme à abattre pour la mafia italienne s'est rapidement entretenu avec l'ancien procureur Dick Marty, qui a relevé l'importance de son travail d'écrivain-journaliste "qui a fait comprendre au monde entier l'ampleur du crime organisé".
"La Suisse n'est pas à l'abri"
"Cette criminalité n'est pas uniquement confinée dans le sud de l'Italie. Notre pacifique Suisse n'en est pas à l'abri", a souligné Dick Marty.
"La mafia utilise moins les kalachnikovs au profit des canaux financiers, qui impliquent moins de risques. La Suisse devient donc un champ d'action privilégié", a expliqué le Tessinois, pour qui, en Suisse, "nous n'avons pas encore les instruments adéquats, ni la culture nécessaire ou les anticorps pour contrer ce phénomène".
L'interview de Roberto Saviano au 19h30 sera également à découvrir sur notre site internet
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Simonetta Sommaruga "fière" de côtoyer Roberto Saviano
Figurant parmi les orateurs de la manifestation, la présidente de la Confédération et cheffe du Département fédéral de justice et police Simonetta Sommaruga a affirmé à la RTS "être fière d'être à ses côtés. Il est important de dénoncer. Roberto Saviano est très courageux. Il en faudrait plus comme lui".