Ces premières prévisions saisonnières sont basées sur l'un des modèles les plus précis au monde, celui du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT), une organisation intergouvernementale soutenue par la Suisse.
D'une part, le retour très probable du phénomène climatique La Niña, une baisse des températures des eaux de l'océan Pacifique, pourrait emmener dans son sillage un hiver européen plus froid mais aussi plus sec. C'est du moins ce qui a été constaté par les météorologues, et confirmé par les modèles météorologiques à moyen terme. Les chutes de neige ont donc de très fortes probabilités d'être inférieures à la normale entre novembre et janvier.
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Tendances larges
Toutefois, ces prévisions n'excluent pas qu'une grosse dépression provoque deux ou trois jours de fortes précipitations, qui pourraient produire jusqu'à un mètre de neige dans les Alpes durant les Fêtes.
L'élément déterminant reste toutefois la température. Et la tendance, déjà connue, donne plutôt un réchauffement moyen en hiver, avec un isotherme du 0 degré au niveau du sol - la fameuse limite pluie-neige - qui monte d'année en année, entraînant avec elle une diminution du manteau neigeux en montagne.
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Ces modèles de prévisions sont basés sur des équations qui tiennent compte de nombreux processus physiques, comme le mouvement des masses d'air, les températures ou l'humidité. Les calculs sont réalisés à de nombreuses reprises jusqu'à sortir la prévision qui a le taux de probabilité le plus élevé. Ce ne sont donc que des tendances observées à moyen terme sur une large période de temps et une large zone géographique.
Pas d'état d'urgence dans les stations
Ces projections moroses ne perturbent toutefois pas la préparation des stations. "La saison s'organise d'année en année, on ne regarde pas ces prévisions", explique Sébastien Travelletti, président de Télé Anzère, dans La Matinale.
"On a les moyens aujourd'hui, avec l'enneigement mécanique et grâce aux différentes machines à disposition pour réparer les pistes, d'offrir d'excellentes qualités de pistes malgré un enneigement un peu plus faible", rassure-t-il, précisant que le recours aux canons à neige est de toute manière nécessaire: "Aujourd'hui, avec le flux de skieurs (...) nous sommes obligés d'avoir une neige assez compacte, sinon le manteau neigeux part trop facilement. Donc il faut un équilibre entre neige naturelle et artificielle, et les deux fonctionnent extrêmement bien."
Foued Boukari/jop