"Certaines personnes qui font l'expérience d'une maladie psychique depuis plusieurs années nous ont dit que, dans le fond, elles avaient déjà un peu connu le confinement, parce qu'elles ont déjà été isolées par la maladie, parfois contraintes à devoir être un peu en retrait de l'activité", décrit Florence Nater dans Le Point J. Et d'ajouter: "aussi paradoxal que cela puisse paraître, pour pas mal de personnes atteintes dans leur santé psychique, la période du déconfinement a été plus anxiogène".
Une majorité des personnes atteintes dans leur santé psychique ont assez bien résisté à la période du confinement. Mais cela a demandé beaucoup d'adaptation du dispositif de soins et du tissu associatif.
La directrice de la Coraasp prévient d'ailleurs que "les structures en santé mentale pourraient être beaucoup plus sollicitées ces prochaines semaines", avec les restrictions imposées par le Conseil fédéral, dont les répercussions peuvent avoir un impact psychique sur tout un chacun. "Il est donc important que les ressources soient mises à disposition et que les autorités politiques se préoccupent aussi de la santé mentale et pas seulement de la prise en charge sanitaire", souligne-t-elle.
Jessica Vial et l'équipe du Point J