Le cancer du sein reste la première cause de mortalité parmi les femmes de 40 à 50 ans en Suisse
Chaque année, 6200 femmes sont nouvellement diagnostiquées en Suisse. Malgré les progrès thérapeutiques, 1400 femmes en décèdent tous les ans. Pour les autres, la rémission ne signifie pas la fin du combat, au vu des effets secondaires et du risque de récidive. Le docteur Khalil Zaman, oncologue responsable médical du Centre du sein du CHUV, explique toutefois que, "depuis une trentaine d'années", une réduction "progressive" du taux de mortalité est observée, même si l'incidence augmente. "Plus de 80% des patientes atteintes d'un cancer du sein guérissent de leur maladie."
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Khalil Zaman souligne l'importance du dépistage durant la campagne "Octobre Rose" consacrée à la lutte contre le cancer du sein. "Comme les traitements sont plus efficaces, le bénéfice du dépistage a diminué", observe-t-il. Avant d'ajouter: "Même si on découvre un cancer plus grand, les chances de guérir sont quand même bonnes. Mais les traitements sont plus lourds. Cela reste donc important, pour la qualité de vie des patientes, de le découvrir le plus tôt possible."
S'appuyer sur l'expérience des patientes
Réunissant les patientes, les professionnels de la santé et du social et les chercheurs, le Réseau cancer du sein (RCS) place depuis 20 ans les malades et leur vécu au centre de la prise en charge. Fondée à Genève, cette plateforme regroupe désormais 29 organismes en Suisse romande.
"Ce réseau est né du terrain. Les professionnels de la santé ont accepté de discuter avec des patientes pour améliorer leur prise en charge", a indiqué mercredi devant les médias Angela Grezet, coordinatrice au RCS et présidente de l'Association Savoir Patients qui héberge le réseau. Et de rappeler qu'en 2001, le cancer du sein et le vécu des patientes n'étaient pas très médiatisés en Suisse.
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Propos recueillis par Valérie Hauert/vajo avec ats