C'est un outil qui pourrait changer les habitudes des Suisses en termes de transports publics. Alors que Fairtiq n’était disponible que dans les communautés tarifaires Passepartout, Frimobil et Engadin Mobil, l'application permet désormais de voyager sur tout le territoire suisse.
Son principal atout consiste en la simplicité de son utilisation. Une personne qui voudrait par exemple se rendre de Lausanne à Grattavache, dans le canton de Fribourg, ouvre l'application avant de prendre le M2 et appuie sur "start".
Arrivée à la gare de Lausanne, elle prend le train jusqu'à Palézieux (VD), puis une autre correspondance en direction de La Verrerie (FR) pour terminer son trajet en bus. Arrivé dans le petit village fribourgeois, le passager appuie sur "stop" et le montant est soit directement débité sur sa carte de crédit, soit ajouté à sa facture Swisscom.
Une vingtaine de partenariats
Afin d'inclure l'ensemble du réseau suisse dans son outil, Fairtiq a dû signer de nombreux contrats: "Nous avons des partenariats avec une bonne vingtaine d'entreprises de transports (...) Techniquement, c'est toujours une entreprise de transports qui effectue la vente pour notre compte et qui prend ensuite les commissions", explique le fondateur et directeur général de la start-up, Gian-Mattia Schucan, dans l'émission On en parle.
Et d'assurer que l'application choisit toujours l'option la moins chère. "Si le montant total des billets dépasse celui d’une carte journalière, c’est l’option la plus avantageuse qui est facturée."
Données personnelles enregistrées
Afin de reconnaître le trajet parcouru et de débiter le montant correspondant, l'application géolocalise et récolte certaines données personnelles de ses utilisateurs. "Ces données sont très bien protégées et sont soumises à des règles très strictes discutées avec le préposé fédéral à la protection des données", insiste Gian-Mattia Schucan.
Les informations sont stockées durant une année, soit la durée définie par le Code des obligations. "Après, elles sont totalement anonymisées et utilisées pour l'optimisation du système de transport public." A noter que l'application peut supporter jusqu'à 30 minutes de fonctionnement sans avoir une connexion internet.
Les prochains développements prévus par la start-up concernent l'inclusion des voyages en bateau, l'intégration de plusieurs voyageurs par trajet et la présence à l'étranger. "On vient par exemple de gagner un appel d'offres en Autriche voisine", précise Gian-Mattia Schucan.
Théo Chavaillaz/hend