Pro Natura, BirdLife Suisse, Patrimoine Suisse et la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage jugent la situation alarmante en Suisse: la nature se porte mal, disent-elles, et le monde politique est indifférent. Les organisations ont donc conçu deux textes, le premier traitant de la biodiversité et le second dénonçant le bétonnage du paysage.
Protections affaiblies ces dernières années
Ces organisations, qui estiment qu'il est grand temps d'envoyer un signal fort pour attirer l'attention du public sur la protection de la nature et du paysage, veulent placer celle-ci au centre de l'agenda politique. Le Parlement, estiment les initiants, a affaibli ces dernières années la protection du patrimoine bâti et du paysage.
L'initiative sur le paysage veut des prescriptions claires sur la construction hors des zones à bâtir. L'année dernière, plus de 2000 nouvelles constructions ont vu le jour hors zones à bâtir dont 400 pour des logements, soulignent les défenseurs de l'environnement, alors même que la deuxième étape de la révision de la loi sur l'aménagement du territoire présentée par le Conseil fédéral en fin d'année ne va pas assez loin.
L'initiative sur la biodiversité, elle, réclame de la Confédération et des cantons qu'ils assurent et renforcent la biodiversité en Suisse. "Il n'y a pas assez de moyens financiers qui sont mis à disposition", souligne la secrétaire romande de Pro Natura Sarah Pearson Perret dans le 12h30. "La biodiversité va très mal en Suisse, il faut d'une part essayer de régénérer ce qui existe encore et d'autre part assurer la surface. Et c'est un thème central: la biodiversité a besoin de surface."
Or le plan d'action du Conseil fédéral, estiment les initiants, comporte de graves lacunes.
ats/oang