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Du faux sang contre un dirigeant de Credit Suisse en soutien au Kurdistan

Image fournie anonymement par #RiseUp4Rojava après l'action contre Credit Suisse.
Du faux sang contre un dirigeant de Credit Suisse en soutien au Kurdistan / La Matinale 5h - 6h30 / 1 min. / le 25 octobre 2019
L'offensive turque contre les Kurdes au nord de la Syrie a des répercussions jusqu'en Suisse. Mardi, des individus masqués ont jeté du faux sang contre le directeur financier de Credit Suisse en vue de soutenir le Kurdistan syrien.

C'est alors qu'il donnait une conférence à l'EPFL mardi soir que le directeur financier de Credit Suisse Antoine Boublil a reçu du faux sang au visage.

Sept individus masqués ont fait irruption dans la salle au nom de la défense du Kurdistan syrien. Ils n'ont pas pu être interpellés.

Des vitrines taguées

Ce n'est pas la première fois que le numéro deux bancaire suisse est pris pour cible dans ce dossier. Ces derniers jours, plusieurs succursales de Credit Suisse ont déjà été visées par des actes de vandalisme.

Des vitrines ont par exemple été taguées, avec des slogans comme "Save Rojava", un texte en soutien à Rojava, le nom du Kurdistan syrien. Les auteurs de l'action de mardi ont d'ailleurs écrit aux médias dans la foulée pour expliquer leur action, photos à l'appui, avec le hashtag #RiseUp4Rojava.

Le financement de Lockheed-Martin dénoncé

Credit Suisse est visé par cette campagne parce qu'elle est accusée de financer Lockheed-Martin, une entreprise américaine qui fournirait l’armée turque en avions de combat.

Les locaux genevois de cette société, qui produit effectivement les F-16 utilisés par les Turcs, ont d'ailleurs aussi été la cible de vandalisme.

De son côté, Credit Suisse a bien investi dans Lockheed-Martin. Selon le Groupe pour une Suisse sans armée, il s'agirait d'un montant de 70 millions de dollars pour février 2018, une chiffre que ne commente pas la banque.

Credit Suisse a confirmé les incidents dont elle a été victime et indique avoir porté plainte. Elle ajoute qu'elle "prendra les mesures appropriées pour protéger ses employés".

Cléa Favre/boi

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