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Les discriminations et la grossophobie touchent aussi le monde médical

Une association de patients obèses se bat contre les discriminations et la grossophobie dans le milieu de la santé.
Une association de patients obèses se bat contre les discriminations et la grossophobie dans le milieu de la santé. / 19h30 / 2 min. / le 1 février 2020
En 25 ans, le nombre d'obèses en Suisse a doublé, passant de 5% à 11% de la population, soit plus de 800'000 personnes. Une association de patients se bat contre les discriminations et la grossophobie, notamment dans le milieu de la santé.

Manger moins et bouger plus, ce message martelé depuis plusieurs années serait inefficace, voire contre-productif. Les personnes en surpoids se sentent stigmatisées, sans parler de certains professionnels de la santé qui ont encore un discours culpabilisant envers les personnes obèses.

L'association "Perceptio Cibus", une association de soutien aux personnes vivant avec l'obésité, créée l'année passée, se bat contre la grossophobie et plaide pour une prise en charge globale et multidisciplinaire.

"L'obésité n'est pas considérée comme une maladie complexe et multifactorielle alors que c'est le cas. Aujourd'hui, en 2020, on est toujours à la limite de l'incompréhension du corps médical, des professionnels de la santé, cela doit absolument changer", a expliqué à la RTS Katja Schläppi, présidente de l'association "Perceptio Cibus".

Régimes dénoncés

Pour améliorer la prise en charge des personnes obèses, "il faut travailler en synergie avec différents corps de métiers, au niveau du domaine de la santé, il faut une approche holistique ", a-t-elle précisé, relevant que "ce n'est pas le poids qui améliore le bien-être, mais le bien-être qui améliore le poids."

L'association dénonce également les régimes, "car à long terme, il y a un taux d'échec de 95% quel que soit le régime. Il y a l'effet yo-yo, plus vous faites de régime, plus vous reprenez", a encore relevé Katja Schläppi.

Fanny Moille/lan

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