"Votre entreprise doit être en tout temps en mesure d'assurer la confidentialité, l'intégrité et l'accès aux systèmes, aux données, ainsi que la transparence en matière de traitement des données", lit-on dans la lettre de l'Office fédéral des constructions et de la logistique (OFCL).
Les entreprises informatiques qui ne peuvent pas répondre entièrement aux exigences concrètes de sécurité décrites ou qui constatent des failles, doivent contacter leur partenaire contractuel au sein de la Confédération ainsi que le Centre national pour la cybersécurité. Le premier objectif de cette démarche est la sensibilisation, a précisé l'OFCL.
Des pirates informatiques avaient attaqué en mai l'entreprise Xplain, fournisseuse de services informatiques, avec un rançongiciel et volé de grandes quantités de données de l'administration fédérale qui y étaient stockées. L'entreprise n'a pas cédé au chantage et les pirates les ont publiées sur le darknet. Elles concernent des données sensibles de la Confédération, entre autres des fichiers de hooligans.
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Multiples enquêtes
Le Conseil fédéral a décidé fin juin de faire examiner systématiquement tous les contrats de l'administration fédérale avec des fournisseurs de services informatiques. Il a aussi mis en place un état-major de crise chargé de coordonner les travaux en cours sur la cyberattaque et de formuler des propositions quant aux mesures à prendre.
Le gouvernement fait également élaborer un mandat d'enquête administrative par le Département fédéral des finances. Cette enquête vise à examiner de manière indépendante si, où et pourquoi les directives de sécurité de la Confédération ont éventuellement été mal appliquées. La question est notamment de savoir comment un fournisseur informatique privé a pu disposer de données sensibles.
Le Ministère public de la Confédération a aussi ouvert une procédure. Le Préposé fédéral à la protection des données a lui ouvert une enquête contre l'Office fédéral de la police (fedpol) et l'Office fédéral des douanes OFDF, ainsi que l'entreprise Xplain elle-même.
Mercredi, on apprenait que des données personnelles concernant la police du Liechtenstein avaient également été volées par les hackers.
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ats/miro