La cybercriminalité est en hausse constante ces dernières années avec des fraudes de plus en plus professionnelles. Les polices cantonales renforcent leurs effectifs, mais les criminels, souvent hors de Suisse, sont difficiles à poursuivre. On fait le tour des arnaques les plus répandues : proche en détresse, arnaque aux sentiments, par appât du gain ou vol de coordonnées bancaires.
Arnaque aux sentiments
Dans le cas de Cédric Wermuth, il s’agit d’une arnaque aux sentiments. Les criminels ciblent une personne seule et la séduisent en se faisant passer pour un homme de son âge.
Les victimes ont eu l’impression qu’elles avaient une liaison amoureuse avec moi pendant plusieurs mois, des fleurs, des cartes signées, ils ont téléphoné à des gens qui leur ont donné l’impression que c’était moi
Les romance scams représentent environ 10% des cas. Mais la proportion est peut-être sous-estimée puisque la honte empêche les victimes, majoritairement des femmes entre 40 et 65 ans, de porter plainte.
Attention aussi aux images intimes que vous envoyez. On peut vous faire chanter
La police mise sur la prévention
La police recommande de ne jamais payer, et de porter plainte. Il y a peu de chance de récupérer de l’argent une fois qu’on l’a versé. Les criminels agissant souvent hors de Suisse, il est très difficile de les poursuivre.
On a coutume d’être vigilant quand on se promène dans la rue la nuit ou autre, on ne marque pas cette même vigilance en règle générale dans le monde virtuel.
Et vous dans tout ça ?
Pour votre sécurité, ne vous fiez jamais à une personne que vous ne connaissez que par Internet.
Si un proche vous contacte pour vous demander de l’argent, appelez-le pour vérifier que ce n’est pas son compte qui a été piraté.
Ne transférez jamais un paiement sans être sûr de son destinataire
Si une personne proche de vous est prise dans une telle relation, discutez-en pour lui faire comprendre qu’il s’agit d’une escroquerie
Surveillez vos coordonnées bancaires et votre image.
Claire Burgy