La majorité des cantons n'investit pas assez dans l'encouragement précoce des enfants, estime Caritas sur la base d'un rapport. Les enfants bénéficiant d'une telle offre en âge préscolaire ont moins de risques de tomber dans la pauvreté étant adultes.
L'oeuvre d'entraide dresse un bilan mitigé des mesures prises par les cantons en la matière. Quatre d'entre eux ne sont dotés d'aucun programme. Dans les autres, l'encouragement précoce fait partie de concepts plus larges.
Encourager l'égalité des chances
Le directeur de Caritas Suisse a rappelé mardi sur la RTS que 200'000 enfants vivaient aujourd'hui dans des familles pauvres en Suisse. Or, "notre société est basée sur l'égalité des chances", a souligné Hugo Fasel. Pourtant, en Suisse, la pauvreté dépend avant tout du niveau de formation et les inégalités à l'entrée à l'école enfantine ne sont pas effacées pendant la scolarité.
Caritas revendique en conséquence un encouragement précoce disponible et abordable pour tous.
ats/oang
La Suisse mauvaise élève
En matière d'encouragement précoce, la Suisse fait figure de mauvaise élève en comparaison internationale. Les investissements ne représentent que 0,2% du produit intérieur brut (PIB) alors que la recommandation internationale est de 1%.
Quatre cantons ont adopté des stratégies d'encouragement précoce à part entière: Berne, Schaffhouse, Zoug et Zurich. Quatre autres - Fribourg, les deux Bâle et Lucerne - sont en train de mettre des stratégies en place.