Une analyse du vote du 9 février sur l'immigration de masse, réalisée par l'institut zurichois Sotomo, conforte l'analyse VOX réalisée juste après la votation, qui attribuait un poids important au clivage gauche-droite.
Pour la nouvelle étude, dont le Conseil fédéral a pris connaissance mercredi, le taux d'approbation de l'initiative ne correspond pas aux dynamiques de croissance des communes.
Ni la densité de population de la région, ni la croissance de la population, ni la disparition des surfaces agricoles n'ont exercé une influence directe sur le scrutin.
Tendance isolationniste
L'attitude face à l'étranger a pesé vingt fois plus. Les personnes se sont déterminées avant tout en fonction de leur système de valeurs.
Les communes où le "oui" a été le plus fort sont celles où la tendance isolationniste en matière de politique étrangère et la méfiance à l'égard des étrangers sont les grandes et où le poids de la tradition et de l'identité nationale sont les plus forts.
ats/pym