La socialiste genevoise, elle-même élue en 2003 au gouvernement fédéral, a évoqué les scénarios envisagés par les stratèges des divers partis listé par la presse mardi, en particulier celui échafaudé par le Parti libéral-radical (PLR) pour favoriser une élection "hors ticket" officiel d'un UDC schaffhousois. "On aime bien se faire peur avant l'élection au Conseil fédéral", dit-elle.
"Sueurs froides"
Invitée du Journal du matin, l'ancienne cheffe du Département des affaires étrangères (DFAE) a ajouté que cette élection est particulière en ce sens qu'elle constitue "le seul moment en politique suisse où on peut avoir des sueurs froides". Avant de dire s'attendre à "une élection grand-papa" mercredi à Berne.
Sans donner sa préférence au candidat vaudois du ticket UDC Guy Parmelin, la conseillère fédérale genevoise d'origine valaisanne a souligné l'importance de la diversité régionale du Conseil fédéral.
Jugeant difficile de parler des qualités de candidats qu'elle dit ne pas connaître assez, Micheline Calmy-Rey vante surtout les qualités du Conseil fédéral en tant qu'institution "collégiale", où tout le monde décide aussi sur les dossiers de l'autre et que par conséquent, la personne élue "doit avoir un certain nombre de qualités et pas forcément celles de son parti".
gax