Le Jura, les Alpes grisonnes et le Tessin s'y prêtent particulièrement, selon l'étude de l'Université de Zurich publiée vendredi.
Sur le plan de l'écosystème, le loup dispose d'un espace vital potentiel de 13'800 km2 en Suisse. Le canidé ne se plaît en effet qu'en moyenne montagne, dans des zones boisées, peu habitées par l'homme et à la présence élevée de gibier. Ce descriptif correspond à un tiers du territoire suisse, indique l'étude zurichoise.
Sondage auprès de 10'000 personnes
Pourtant, le canidé n'est toléré par la population que sur 6% du territoire, soit 2500 km2, ont observé les trois chercheurs auteurs de l'étude.
Pour s'en rendre compte, ils ont réalisé un sondage auprès de 10'000 personnes choisies au hasard. Les personnes interrogées ont été questionnées sur leur attitude face à la présence du loup.
Arc jurassien propice
Il en ressort que dans les Alpes, à part quelques régions des Grisons ou du Tessin, la population ne veut pas du loup. En Valais ou en Suisse centrale, on s'y oppose même farouchement.
Conclusion des trois biologistes: pour éviter les conflits avec l'environnement et l'humain, le loup serait bien avisé de s'installer dans l'Arc jurassien. Sur la carte, on indique à l'animal les reliefs argoviens et soleurois et, pour les loups francophones, le Jura vaudois, l'ouest de l'Ajoie, le Chasseral ou la vallée de la Brévine.
Simon Corthay/ats/kkub
Loup inconnu attesté dans l'Oberland bernois
La présence d'un loup, jusqu'à présent inconnu, a été attestée dans le Diemtigtal, une vallée de l'Oberland bernois. Le mâle a été baptisé M74. On ignore s'il séjourne encore dans la vallée car les loups peuvent parcourir de grandes distances.
M74 pourrait être le loup qui a été repéré récemment dans des localités fribourgeoises; mais ce n'est pas certain. Sur le plan géographique ce n'est pas impossible.
Aucune analyse n'a été faite du loup aperçu dans le canton de Fribourg, a indiqué Florin Kunz, biologiste pour les grands prédateurs à l'institut Kora.