"On a eu beaucoup de peine au démarrage du fait qu'on ait changé d'entraîneur (réd: Micael Dias, arrivé en été), concède Tanja Bodenmann (30 ans). Il a amené une nouvelle tactique. Le temps qu'on mette ça en place, le 1er tour était malheureusement déjà passé."
Durant ce 1er tour, Yverdon a dû se contenter d'un nul pour 9 revers avec un seul but marqué. Frustrant pour Tanja Bodenmann. "Au début de saison, on a beaucoup travaillé sur le plan défensif et un peu délaissé l'offensif. Notre coach voulait qu'on stabilise la défense. Forcément, en tant qu'attaquante, il y a un peu de frustration de ne pas pouvoir aller plus frapper au but, mais ça va venir."
La Neuchâteloise est persuadée que le vent peut tourner pour Yverdon."On a des bonnes choses aux entraînements, mais on n'arrive pas trop à les reproduire en match. C'est peut-être juste un déclic qui nous manque. On reste positives."
Yverdon, Jennifer Ballmer
Dimanche dès 15h55, Servette FCCF-Zurich en direct sur le site et l'application RTSsport. Un duplex suivra dans Sport Dimanche
Un déficit physique et technique
Avec un effectif composé de joueuses non-professionnelles, Yverdon peut difficilement rivaliser avec des équipes comme Servette et Zurich. "Comme on travaille toutes, je pense qu'on a ce problème de régénération et ma foi, on est peut-être un peu plus fatiguées que certaines équipes qui sont fraîches parce qu'elles ne font que ça, reconnaît Tanja Bodenmann, qui est enseignante. Elles ont aussi un contingent plus grand donc elles peuvent se permettre de faire plus tourner que nous."
La Neuchâteloise met également en avant un déficit technique chez son équipe. "On essaye de compenser avec la tactique, mais on n'a pas une joueuse qui peut faire la différence et dribbler tout le terrain par exemple. On mise sur notre esprit d'équipe."
Miser sur les jeunes, la philosophie d'Yverdon
Yverdon a toujours mis un point d'honneur sur la formation. Des internationales helvétiques comme Sandrine Mauron ou Thaïs Hurni sont notamment passées dans le club nord-vaudois avant de partir sous d'autres cieux.
"Notre équipe a une moyenne d'âge qui est proche des 20 ans. On veut donner la chance aux jeunes donc forcément, on manque d'expérience, explique Tanja Bodenmann, une des "doyennes" de l'équipe avec ses 30 ans. "C'est une philosophie, on en est tout à fait conscientes et on est contentes de pouvoir côtoyer toutes ces jeunes joueuses et de les encadrer. C'est un choix du club, mais c'est un bon choix, je pense."
De la 2e ligue inter à la LNA
Après avoir commencé le foot à l'âge de 8 ans à Auvernier (NE), Tanja Bodenmann a rejoint l'équipe féminine de Neuchâtel Xamax. En 2015, elle a pris la direction d'Yverdon et est passée d'un coup de la 2e ligue inter à la LNA!
"Je m'étais dit: physiquement, je suis bien. Mais je me rendais pas compte de la différence, sourit la Neuchâteloise. Quand j'ai fait mon premier entraînement, j'étais lessivée à la fin parce que le rythme était vraiment plus soutenu! "
L'attaquante reconnaît avoir beaucoup progressé à cette période. "Côtoyer des filles plus fortes, ça fait tellement vite progresser, ça nous porte vraiment."
Les équipes classées du 1er au 8e rang disputeront les playoffs.
Les équipes 9e et 10e disputeront un tour de promotion/relégation contre les 1re et 2e de la LNB (3x2 matches). Les équipes, qui finiront 1re et 2e de ce tour, resteront ou seront promues en Women's Super League.